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vacio Donostia 2016
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Histoire et origine du logo Donostia 2016

Le logo élaboré à l'occasion de la présentation de la ville à la candidature pour être capitale européenne de la culture a été réalisé par Luisa Chillida, dessinatrice et petite-fille du sculpteur Eduardo Chillida.

 

L'image de Donostia 2016 est une fidèle reproduction de l'une des diverses études préparatoires qu' Eduardo Chillida réalisa à l'occasion de l'élaboration d'une médaille commandée par la Ville de Donostia-Saint Sébastien en 1989. Le logo reprend et reproduit un dessin où le trait fin tracé au crayon est remplacé par l'introduction d'encre noire destinée à occuper la partie relative à la terre, à la matière. La médaille commémorative, réalisée à partir de cette série de dessins, est appelée San Sebastián. C'est une pièce en or de petite dimension offerte par Chillida à sa ville. Le dessin est incontestablement inspiré par la baie de la Concha, emblème indiscutable de la cité. De l'empreinte élaborée à la cire perdue, deux tirages en argent, de 25 exemplaires chacun, ont été réalisés. Il existe également un modèle en argent de plus grande dimension, qui se trouve à la Casa Consistorial (l'Hôtel de Ville) de Donostia-Saint Sébastien.

Eduardo Chillida. Sans titre.Dessin au crayon, 1989

D'autre part, le dessin au crayon comme la médaille renvoient, sur le plan formel et conceptuel, à d'autres oeuvres d'Eduardo Chillida. Le profil de la ville souligne l'épure des formes et la préservation de l'essence qui sont caractéristiques de l'artiste. Les pièces évoquent le concept de limite et la conception spatiale du sculpteur dans son éternel dialogue avec l'espace. Elles font également référence à sa relation directe et intime avec la ville de Donostia-Saint Sébastien, et tout particulièrement avec la baie et son environnement géographique. La nature a constitué un thème fondamental, présent tout au long de son parcours artistique. La mer, les vagues, le vent, et l'être humain confronté aux forces et à la dimension de la nature, marquent particulièrement sa sculpture. Les trois pièces d'acier qui composent le Peigne du Vent, installées sur les rochers à la frontière de la ville, interrogeant la mer, sont partie intégrante de ce processus de recherche.

Bibliographie:

BARAÑANO, Kosme: Chillida. Medallas. La orfebrería de Eduardo Chillida. Ed. IVAM, Valencia, 2004.

“... Chillida démontre que l'environnement géographique n'offre pas seulement à l'artiste le matériel, mais surtout le cadre dans lequel il a inscrit le thème de toute sa sculpture depuis 1948 : les limites et leur interrelation, l'échelle humaine. Dans cet espace de la Concha, la baie basque, son île et ses quais, Chillida nous apprend à voir la mer et la terre, la forme et sa configuration, mais surtout à percevoir que le temps est une dimension de l'espace.”
Kosme de Barañano

 

CHILLIDA, Eduardo: Preguntas. Ed. Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid, 1994.

 

“Qu'y a-t-il derrière la mer et moi qui la regarde ?

Qu'y a-t-il derrière la mer et moi qui l'écoute ?”

 

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