Homenaje a la mar IV

Hommage à la mer IV

1998

Albâtre

64 x 154 x 150 cm

Au milieu des années 60, Eduardo Chillida a commencé à travailler avec l'albâtre, un matériau qui permet de capter la lumière et à cette dernière de se manifester de forme transcendantale. L'albâtre lui a permis de capter la lumière « noire » de Cantabrie, cette luminosité obscure d'où l'artiste sent qu'il provient.

Dans Hommage à la mer IV, Chillida a percé une série de formes demi-circulaires qui ressemblent aux vagues de la mer et renvoient directement aux sculptures du Peigne du vent situées à l'extrémité de la baie de la Concha, dans sa ville natale. La vision de la mer en mouvement perpétuel a inspiré l'artiste dans cette composition de courbes qui relient à l'avancée et au retrait éternels de l'eau et aux rythmes de la nature. La mer est la limite avec la terre. Elle est profonde, mystérieuse et insaisissable. La mer lui offre des réponses à ses éternelles questions. Eduardo Chillida a dit : « La mer est mon maître. »